samedi 24 octobre 2009

Sermon sur Matthieu 22:1-14

Mieux vaut tard que jamais! Voici le sermon de dimanche le 18 octobre.

UNE INVITATION GÉNÉREUSE

UNE INVITATION REJETÉE

MATTHIEU 22:1-14

Une invitation ça ne se refuse pas, n’est-ce pas? Bien, ça ne se passe pas toujours comme ça.
Imagine que le Premier Ministre, ou la Gouverneure Générale t’envoyait une invitation au mariage de son fils… et en plus, incluait un billet d’avion et un habit à porter pour le mariage, fait sur mesure; en autres mots, tous dépenses payés. Accepterais-tu l’invitation?
Jésus a raconté l’histoire d’une invitation royale, dans le but de nous montrer ce que Dieu veut nous offrir.

Lecture: Matthieu 22:1-14

Le Royaume de Dieu ici est semblable à: un roi. Notre travail dans cette étude, c’est d’examiner et répondre à la question: qu’est-ce que le roi fait? Et cela nous donnera une idée de qu’est-ce que le Royaume des Cieux.

Le roi:
1) prépare des noces pour son fils v.2
2) il appelle les premiers invités v.3 (Ro. 1:16-17)
3) il punit les premiers invités v. 7 (Actes. 28:25-28)
4) il invite, appelle, une autre sorte de personnes v. 9-10; il ne se base pas sur leurs oeuvres - "méchants et bons" (Ro. 11:6)
5) il n’a qu’une condition: avoir les vêtements de noces v. 11 (Ro. 3:24-26; 4:4-5)
6) il en appelle beaucoup, mais il en choisit peu (relativement) v. 14 (voir le v. 10 "la salle des noces fut pleine de convives")

Dans ce passage nous pouvons faire ressortir six choses importantes en ce qui concerne ceux qui sont appelés au royaume:

I Tous, sans exception, sont sincèrement invités (les "beaucoup" dans le v. 14)
II Leur responsabilité personnelle ("ils ne voulurent pas venir" v.3)
III Ils sont sans excuse s’ils refusent ("Cet homme eut la bouche fermée" v. 12)
IV L’invitation est tendue et insistante vv.9-10
V L’invitation est acceptée par un grand nombre v.10
VI L’invitation est conditionnelle v.11-14

I. Tous sont invités avec une invitation complète et claire v. 14
1. Les juifs v.3
2. Les autres, les bons et les mauvais (pas basé sur leurs oeuvres) v. 9
3. Un effort spécial, avec zèle, pour aller les chercher v. 10
4. Toi aussi, tu es invité, et nous ferons un effort spécial pour te faire venir!
5. tout était préparé « j’ai préparé …»
6. C’était l’heure « voici »
7. Générosité de l’invitation
8. Il n’y avait pas d’excuse
9. L’invitation de Dieu est aussi franche et généreuse que ça. Elle nous invite à jouir de son royaume éternel, et à en jouir déjà maintenant. (2 Co. 6:2; Hé. 3:7-8).
10. Les dépenses ont déjà été payées, puisque Jésus-Christ a payé la dette du péché à la croix. Il vit, et tout a été fait pour que tu puisses entrer dans une relation vivante avec Dieu.
11. Pourquoi, donc, ne pas venir à Lui maintenant, et lui demander qu’il te sauve? Ce serait ta manière d’accepter son invitation.

II. Responsabilité personnelle pour le refus v. 3
1. Les premiers invités étaient sûrement des hommes importants, des amis du roi: des contes, des princes, des nobles.
2. Ils n’ont pas porté attention à l’invitation. Bien des personnes de nos jours paraissent très religieux, très chrétiens, et ne s’inquiètent pas de l’invitation à se repentir de leurs péchés et croire en Jésus comme Sauveur:
a. Ce n’est pas important pour eux;
b. Ou ils pensent, « plus tard, peut-être. »
c. Ils ont d’autres intérêts.
3. Ils les ont outragés et les ont tués
a. Ils se sont opposés aux serviteurs de Dieu, se sont fâchés de l’invitation, au point de devenir violents.
b. Il y en a qui font ça de nos jours. Ils se sentent offensés de ce qu’on leur parle de l’évangile. Bien des évangélistes à travers le monde ont subi la prison, ou la mort, à travers tous les siècles.
4. Le roi met les indifférents et les violents dans la même catégorie: « pas dignes ». Et pour Dieu, le fait de ne pas s’inquiéter de son invitation est aussi pire que de s’attaquer à ses serviteurs.
5. Est-ce que je parle aujourd’hui à quelqu’un qui, jusqu’ici, ne s’est pas inquiété de l’invitation de Jésus, qui dit à tous: « Venez à moi » ?
6. Les juifs ont refusé volontairement "Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous" Luc. 19:14; Jn. 19:15; Mt. 27:25
7. Ils ont choisi leurs propres buts personnels au lieu de Christ v. 4-5
8. Leur méchanceté est allé au point de s’attaquer à ceux qui les invitaient v. 6 (ce qui démontre ce qu’il y a dans les coeurs)
9. Ils ont été punis à cause de leur rejet et leur rébellion volontaire v. 7 (l’an 70 a.d.. - destruction de Jérusalem)
10. Si tu refuses, ce n’est pas la faute de personne d’autre – seulement la tienne.

Note: Faisons attention de ne pas blâmer les juifs en général. Dans le Nouveau Testament il parle des "juifs" quand il s’agit de ceux qui se sont opposé à Christ. N’oublions pas qu’avant la fin du siècle, il y avait possiblement deux millions de juifs qui suivaient le Seigneur Jésus-Christ. De toute façon, les premiers croyants étaient des juifs, et les apôtres aussi l’étaient.

III. Sans excuse "Cet homme eut la bouche fermée" v. 12
1. Vêtement de noces: habillés de la justice de Christ et non pas de la nôtre Ap. 3:18
2. C’est exigé (Il a le droit d’exiger ce qu’il veut)
3. Pourvu gratuitement (2 Co. 5:21; Éph. 2:8,9)
4. Dans ces conditions il ne peut pas avoir d’excuse quelconque "toute bouche sera fermée" (Ro. 3:19)

IV. L’invitation est tendue et insistante v. 9-10
1. Dans notre histoire, le roi ne se laisse pas décourager par le rejet de ces grands personnages. Il dit: « Allez chercher tout le monde, les bons et les méchants! »
2. Dieu fait la même chose. Il invite tout le monde. Jn. 3:16; Jn. 6:37
3. Tu penses peut-être que Dieu ne peut pas te recevoir. Tu as une méchanceté cachée dans ta vie qui te rend indigne. Alors, Jésus-Christ est mort déjà pour cette même méchanceté dont tu es coupable. 1 Jn. 1:7,9. Tu es invité.
4. La seule chose qui peut te rendre indigne n’est pas ton péché, mais ton rejet de l’invitation de Jésus.

V. L’invitation n’est pas sans réussite : elle est acceptée v. 10
1. Dans l’histoire, un grand nombre a accepté l’invitation. « La salle de noces fut pleine de convives ».
2. Dans le livre de l’Apocalypse nous lisons au sujet des millions qui seront dans le ciel pour avoir accepté le don de Dieu. Seras-tu parmi eux? Es-tu un de ceux qui a la paix intérieure parce que l’Esprit de Dieu a pris possession de leurs vies?
3. Tu peux accepter cette invitation et tu feras partie de la famille de Dieu. Que tu sois jeune ou vieux, religieux ou non pratiquant, bon ou méchant, c’est pour toi. Jean 1:12; Jean 6:37. Accepte l’invitation maintenant!

VI. L’invitation est conditionnelle vv. 11-14
1. Nous n’avons pas dit que l’invitation était inconditionnelle. Il fallait porter l’habit de noces. Tu ne peux pas y aller, habillé dans tes guenilles.
2. Dieu non plus ne peut t’accepter dans les guenilles de ta propre justice És. 64:6.
3. Ton « habit de noces » dans lequel tu dois apparaître dans la présence de Dieu ne consiste pas en tes bonnes oeuvres. (Éph. 2:8,9)
4. Tu peux te présenter à Dieu avec une seule chose: le fait que Jésus est mort pour tes péchés. Tu n’as qu’à dire:
« Seigneur, je n’ai aucune justice à moi pour être sauvé. J’ai seulement en ma faveur le fait que Jésus est mort pour mes péchés et qu’il m’attribue sa justice parfaite." (2 Co. 5:20)

Cher ami, que feras-tu avec Christ? Il t’invite librement à son Royaume, et il a pourvu tout ce dont tu as besoin pour venir à lui. Si tu le rejettes, tu es sans excuse. Il te dira, dans le jugement: "J’avais promis que tout ceux qui viennent à mi, je ne les jetterai pas dehors " (Jn. 6:37). Pourquoi ne viens-tu pas à lui?
En acceptant cette invitation, tu seras sauvé, tu auras une nouvelle relation avec Dieu, tu auras déjà la vie éternelle. Tu pourras être certain que tu iras au ciel quand tu meurs. Ne veux-tu pas répondre à l’invitation de Jésus maintenant même ?

mardi 13 octobre 2009

Sermon pour l'Action de Grâces

Cette semaine nous avons laissé de côté notre série dans l'Évangile de Matthieu pour donner un message spécial pour l'Action de Grâces. Le voici

La Volonté de Dieu :

Rendre grâces en toute chose

Savez-vous quelle est la volonté de Dieu pour votre vie? On pourrait trouver la réponse dans Michée 6 :8. Nous pouvons trouver un autre aspect de la réponse, pourtant, dans le texte : ‘Rendez grâces en toutes choses, car c’est la volonté de Dieu…’ (1 Ts. 5 :18).

Quel caractéristique d’une personne révèle mieux son état spirituel? On pourrait avoir bien des réponses. Mais je crois qu’un des principaux, c’est la reconnaissance envers Dieu.

Pourquoi il est bon d’offrir des actions de grâces au Seigneur

I. Cela nous fait apprécier ce que nous avons
Lorsque tu mangeras et te rassasieras, tu béniras l’Éternel ton Dieu pour le bon pays qu’il t’a donné.’ (Dt. 8 :10)
Les yeux de tous espèrent en toi, et tu leur donne la nourriture en son temps. Tu ouvres ta main, et tu rassasies à souhait tout ce qui a vie.’ Ps 145 :15-16
La reconnaissance est une qualité qui devrait marquer la vie de quelqu’un qui suit Jésus-Christ. La courtoisie normale requiert qu’on dise ‘Merci’ quand quelqu’un nous fait une faveur ou nous rend un service, mais le croyant qui connaît la volonté de Dieu doit être motivé à cultiver cette qualité en tout temps.
Quelque fois des êtres humains démontrent très peu de reconnaissance. Une femme offre une pomme à un petit garçon. Quand il ne dit pas merci, sa mère le reprend. Alors, d’une manière insolente, il lance la pomme à sa voisine en disant : ‘Enlève donc la pelure!’ Malheureusement, même les chrétiens peuvent démontrer cette attitude envers Dieu.
Si on prend un bol rempli de sable qui contient des particules de fer, et on commence à chercher là-dedans pour les particules de fer avec les doigts, on y trouverait très peu. Mais si on prend un amant et on la passe sur la surface, tous ces petits morceaux invisibles de métal y seront attirés par l’énergie électrique
Le cœur non reconnaissant, comme les doits maladroits dans le sable, découvre très peu des bénédictions de Dieu; mais une vie qui est vraiment ouverte au Seigneur passera à travers la journée comme un amant, trouvant des bénédictions à chaque heure. L’apôtre Paul se rendait compte que la bonté continuelle de Dieu devrait attirer notre louange, et c’es pour cela qu’il a dit : ‘Rendez continuellement grâces à Dieu le Père pour toutes choses, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ’ (Éph. 5 :20).

II. Cela fait reconnaître qui est Dieu et d’où vient tout
Psaumes 100 :4 ‘Entrez dans ses portes avec des louanges … car l’Éternel est bon’ (Semeur : ‘avec reconnaissance’; la bible en espagnol dit ‘avec gratitude’).
C’est quand nous reconnaissons qui est Dieu que nous pouvons vivre pour Lui.
C’est quand nous reconnaissons qui est Dieu que nous pouvons avoir confiance en Lui.


III. Cela est juste
Rendez grâces au Père, qui vous a rendu capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière’ (Colossiens 1 :12)
Et soyez reconnaissants’ (Col. 3 :15)
Il semblerait qu’une des choses qui irrite le plus le Seigneur, c’est le manque de reconnaissance, le fait de ne pas lui rendre grâces, de prendre ses bénédictions pour acquis.
Voir les 10 lépreux - Luc 17 :11-19
Jésus, se rendant à Jérusalem, passait entre la Samarie et la Galilée. Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Se tenant à distance, ils élevèrent la voix et dirent : Maître, aie pitié de nous ! Dès qu’il les eut vus, il leur dit : Allez vous montrer aux sacrificateurs. Et, pendant qu’ils y allaient, il arriva qu’ils furent guéris. L’un d’eux, se voyant guéri, revint sur ses pas, glorifiant Dieu à haute voix. Il tomba sur sa face aux pieds de Jésus, et lui renduit grâces. C’était un Samaritain. Jésus, prenant la parole, dit : Les dix n’ont-ils pas été guéris ? Et les neuf autres, où sont-ils ? Ne s’est-il trouvé que cet étranger pour revenir et donner gloire à Dieu ? Puis il lui dit : Lève-toi, va ; ta foi t’a sauvé.

Dans le livre de Nombres, nous trouvons les murmures du peuple d’Israël, et la colère de Dieu face à ces murmures.

IV. Cela nous aide à reconnaître à qui tout appartient
a. Psaume 100 – ‘nous sommes le peuple de son pâturage
b. Aussi à qui nous appartenons!
c. Ça nous pousse aussi à être généreux. De toute façon, ce n'est pas à nous à garder!

V. Le rappel des bienfaits de Dieu aide notre foi quand nous prions – Phil 4 :6

Paul et Silas ont reconnu le puissant effet d’aller au dessus de leurs circonstances dans la louange à Dieu (Actes 16).

Mais quelque fois on pense que nos circonstances ne sont vraiment pas appropriées pour louer Dieu.
Pensez donc à Paul et Silas, Une seule de leurs difficultés serait suffisante pour gâcher la plus belle journée.
Imagine la frustration de voir comment des profiteurs utilisent une fille affligée par un démon pour en faire un spectacle.
Imaginez l’angoisse de faire face à une foule en colère et des juges furieux.
Imaginez ce que ce serait de vous faire fouettés et mis en prison
Imaginez ce que ce serait de faire mettre vos pieds dans des ceps pour ne pas pouvoir bouger, sinon rester couché et assis à terre,
Qu’est-ce qu’ils ont fait? Ils ont loué Dieu!!!! J’imagine que Paul a dit : Hé, Silas! Te rappelles-tu du numéro 156? Donne-moi donc la note, on commence!’ Et ils ont commencé à chanter les louanges à Dieu.
Nous aussi nous pouvons nous élever au-dessus des circonstances décourageantes en comptant sur le Saint-Esprit. Et la meilleur manière de faire cela c’est de louer Dieu, par la foi.

Un étudiant universitaire aux États-Unis a décidé un été qu’il gagnerait de l’argent pour sa tuition en vendant des Bibles de porte à porte. Il a commencé au foyer du président de l’université. La femme du président est venu à la porte et a expliqué gentiment qu’ils n’avaient pas besoin d’autres livres. Quand l’étudiant a commencé à partir en boitant, la femme a appelé : ‘Oh! Je regret! Je ne m’étais pas rendu compte que tu étais handicapé.’ Quand l’étudiant a viré de bord, elle s’est rendue compte qu’elle l’avait offensé. Elle a dit très vite : ‘Je voulais seulement exprimer mon admiration. Mais votre handicap doit sûrement couleurer ta vie?’ L’étudiant a dit, ‘Oui, c’est vrai, mais grâces à Dieu, je peux choisir la couleur’. C’est justement ce que Paul et Silas ont fait, ils ont choisi la couleur. Comme l’étudiant, leur habilité de rendre grâces à Dieu les a rendu vainqueurs sur leur difficulté.

Alors, de quelle couleur est ta vie? De quelle couleur est ta relation avec Dieu? A-t-elle la couleur de la reconnaissance? En autre mots, as-tu une vie riche et pleine de sens?

lundi 5 octobre 2009

Sermon sur Matthieu 21:28-46

QUI EST EN TRAIN DE SERVIR?

MATTHIEU 21:28-46


Ce sermon est double, une méditation sur chacune de deux paraboles qui nous donnent semsiblement le même message (deux pour le prix d'un!)
Parabole des deux fils; Parabole des méchants ouvriers.

Première parabole:

L’homme: a des droits de donner des ordres. Il demande un service.
Les deux fils: ont la responsabilité d’obéir
Ont la responsabilité de servir
Premier fils: rebelle, il refuse de servir
Il se repent, et finit par servir.
Deuxième fils: Il se soumet: il accepte de servir, mais il ne fait pas ce qui lui a été demandé. Il fait seulement promettre, sans agir.

I. Nous avons l’obligation de servir.
1. Le Seigneur, de même que ce père de famille, a le droit de nous donner des ordres.
2. Nous, de même que ces fils, avons l’obligation d’obéir et de servir
3. Le service chrétien n’est pas une “option” chrétienne. Ça fait partie intégrale du christianisme, de même que faire partie d’une famille inclut le fait de partager les responsabilités familières et d’y prendre part.
4. Si tu te dis chrétien, mais tu ne fais rien pour servir le Seigneur, tu devrais réexaminer ta profession.

II. Ce n’est pas l’obéissance en apparence qui est recherchée.
1. Jésus s’adresse à des gens qui sont apparemment obéissants à Dieu: ils avaient une vie extérieure qui semblait propre
2. Il y avait aussi les rejetés de la société : les publicains et les prostituées, qui étaient considérés comme n’ayant aucune possibilité devant Dieu.
3. Les “apparemment bons” ont refusé de se repentir et de répondre à l’appel de Jésus.
4. Les “méchants” se sont repentis en grand nombre, et sont venus au Fils de Dieu.
5. Ne te confie pas dans ta profession de piété: examine plutôt ta vie intérieure, pour voir si tu marches vraiment avec le Seigneur, en humilité et amour.

III. Une rébellion initiale peut être pardonnée s’il y a repentance après.
1. Il ne faut pas penser que parce que quelqu’un a été rebelle au Seigneur et a vécu mal, qu’il n’y a plus de possibilité pour lui.
2. Quelquefois les “pieux” qui au fond n’obéissent pas au Seigneur sont les premiers à rejeter ceux-là. Ils ne partagent pas le cœur du Seigneur. Ce qui les intéresse est leur propre apparence.
3. Nous devons faire attention de ne pas rejeter ceux que le Seigneur est prêt à recevoir. Ce serait rejeter le Seigneur lui-même.
4. Tu dois faire attention aussi de ne pas te rejeter toi-même. Si le Seigneur t’appelle à venir à Lui, ou à le servir, c’est parce que Celui qui connaît les cœurs est prêt à te recevoir. Ta vie passée ne compte pas: elle a été effacée à la croix.


IV. Ce sont les actions et non pas les paroles qui indiquent la vraie obéissance.
1. Quelquefois nous prenons de bonnes résolutions, et nous nous sentons très sincères. Nous prenons l’engagement verbal de servir le Seigneur.
2. Un tel engagement est bon et nécessaire.
3. Le danger c’est de se sentir satisfaits d’avoir pris et exprimé l’engagement.
4. Une des raisons, quelquefois, c’est que les croyants autour expriment tellement de satisfaction pour l’engagement qu’on a verbalisé, qu’on commence à confondre les paroles pour l’action. (Attention : c’est bien d’encourager quelqu’un qui prend un engagement quelconque. Il ne faut pas être froid non plus!)
5. Ce que Dieu cherche en nous, ce sont les vraies actions. Ni les bons sentiments, ni les bonnes paroles, ne peuvent prendre la place des actions d’obéissance. Ce sont ces actions qui expriment ce qu’il y a vraiment dans notre cœur.


Deuxième parabole:

L’homme:
Il est le propriétaire de la plantation, et aussi père de famille.
Ouvriers:
Ils font le travail pour donner les fruits au propriétaire. Mais ils décident de se rebeller et garder les fruits de la terre du propriétaire pour eux-mêmes, et ils le font avec violence.
Les serviteurs:
Envoyés pour recevoir le produit de la vigne. Les vignerons les frappent et les tuent.
Le fils:
Envoyé par le propriétaire, dans l’espoir de recevoir le respect et la soumission: ils le tuent, lui aussi.
D’autres vignerons:
Ceux qui reçoivent la responsabilité de la plantation au lieu des premiers.
.

Dans Matthieu 21:33-46, Jésus nous montre que toute personne est appelée à reconnaître la souveraineté de Jésus-Christ, Fils de Dieu.

I. Premièrement, le fait d’avoir reçu une charge de la part du Seigneur ne signifie pas que tu es un serviteur fidèle au Seigneur, accepté par Lui.
1. Saül a reçu la charge d’être roi d’Israël, mais il a été rejeté par le Seigneur à la fin.
2. Israël a reçu la charge d’être un témoignage de la Loi de Dieu dans le monde, mais ce peuple a fini aussi par être rejeté par le Seigneur.
3. Ils ont été rejetés parce qu’ils ont rejeté ceux que le Seigneur leur avait envoyés.
4. Même si tu as reçu un rôle, une responsabilité, de la part du Seigneur, pour le servir d’une manière ou d’une autre, cela ne garantie pas ton avenir avec Lui. Dieu a même donné des rôles à des esprits malins dans le passé.

II. En deuxième lieu, Dieu n’est pas limité pour recevoir la gloire qui lui est due: si tu ne lui donnes pas, toi, un autre le fera. (Dans Apocalypse 2, le Seigneur menace d’enlever la lampe d’Éphèse).
1. Nous pouvons faire l’erreur de penser que nous sommes le seul recours de Dieu. C’est ce qui est arrivé à Israël.
2. C’était spécialement le cas des religieux en Israël.
3. Même si nous étions la seule église évangélique dans la ville, Dieu ne serait pas obligé envers nous, et ne dépendrait pas de nous. Parce qu’il peut susciter une autre église évangélique.

III. Il se peut que ce soient les personnes que tu méprises le plus qui seront acceptées par le Seigneur à ta place.
1. Le fait de ne pas appartenir au Seigneur maintenant n’exclut pas la possibilité qu’ils se repentent et soient reçus par Lui.
2. En effet, cela a déjà eu lieu dans bien des cas. Ceux qui étaient considérés comme étant les rebuts de la société sont devenus des membres productifs des églises, et,
3. plus important encore, des héritiers du Royaume de Dieu.
4. Peut-être que nous devrons considérer de nouveau la manière dont nous voyons les autres. Ne méprisons pas ceux que le Seigneur est prêt à recevoir!
5. Soyons certains que nous-mêmes nous nous soyons repentis, et que nous soyons en train de vivre cette vie de repentance.

Jésus ne veut donc pas que nous nous reposions sur notre service passé, ni sur ce que le Seigneur a fait pour nous élever jusqu’ici. Il nous appelle à examiner notre vraie relation avec Lui : Est-ce que ce que nous faisons, c’est pour Lui ou pour nous ? Croyons-nous que nous sommes sauvés parce que nous sommes évangéliques, ou parce qu’Il s’est donné pour nous et nous nous sommes vraiment et sincèrement repentis ? Je n’ai jamais de problème qu’une personne remette en question son salut. Parce que dans ce temps-là il n’a que venir aux pieds du Seigneur et s’assurer d’être un enfant de Dieu.

mardi 29 septembre 2009

Sermon sur Matthieu 20:17-28

CELUI QUI VOUDRAIT

ÊTRE GRAND

MATTHIEU 20:17-28

Tout le monde aspire, au fond, à être grand. Les enfants veulent devenir « grand », les enfants se mesurent pour savoir s’ils grandissent physiquement, les adolescents veulent être admirés par leurs paires, et les adultes rêvent à être reconnus comme des « grands » dans quelque chose. Une des raisons pour le racisme et le sexisme et la xénophobie, etc., c’est que cela donne à des personnes d’être « plus grands » que quelqu’un d’autre. Oui, tout le monde veut être grand. Malheureusement, ce ne sont pas tous qui se préoccupent d’être grands dans le Royaume de Dieu! Là, soit qu’ils sont satisfaits de ne pas en faire partie, ou, s’ils en font partie, ils sont satisfaits d’y être bien ordinaires!
Mais il y a des croyants qui aspirent à la grandeur qui compte réellement. Qui aspirent à la grandeur dans le Royaume de Dieu.
Ce n’est pas mal de désirer des positions glorieuses dans le règne de Dieu. Cela peut être une saine ambition. Celui qui dit: "Je serai satisfait d’un petit coin reculé dans le ciel " n’a pas compris grand chose.
Ce passage nous donne le secret de la grandeur dans le règne de Dieu. Jésus même nous a donné le modèle pour cela dans sa vie.
De quoi dépend la grandeur dans le royaume de Dieu?

I. SOUFFRIR ET MOURIR AVEC LE SEIGNEUR v.22 (17-19)
1. Pour nous, pourtant, la souffrance signifie la défaite; celui qui souffre est un « loser ».
2. La souffrance est liée à la gloire Ro. 8:.17, 18.
3. Comment vois-tu la souffrance? Quand tu as mal, physiquement ou émotionnellement, est-ce que tu vois cela comme une défaite?
4. Jésus venait d’expliquer comment il devrait souffrir (17-19). Il dirait à un autre moment, que « Le serviteur n’est pas plus grand que son maître ».
5. Si on veut être élevé avec le Seigneur, il faut être avec Lui! Être avec Lui, ça veut dire souffrir avec Lui.

II. LA GRÂCE SOUVERAINE DE DIEU v.23
1. Il faut reconnaître la main de Dieu dans l’élévation d’une personne.
2. Il faut reconnaître que cela ne sera pas toujours selon notre manière de ver les choses.
3. Il faut permettre à un roi de favoriser qui il veut, selon ses propres critères! Ce n’est pas à nous de nous avancer, ou à lui dire qu’il a l’obligation de nous mettre en avant.
4. Une personne qui semble être en avant en tout, au dessus de tous quant à sa relation avec Dieu, et son service, bien … cela se verra sans l’éternité. (Il se peut bien que ce soit vrai!!!)

III. L’HUMILITÉ v.27
1. Celui qui veut s’élever s’oppose à Dieu et fait le même jeu que Satan, et Adam et Ève. C’est dangereux.
2. Si c’est Dieu qui élève une personne, tu ne peux pas t’y opposer, en t’opposant à Dieu, et espérer être élevé par Dieu à ton tour.
3. Le mieux, c’est chercher à faire sa volonté.
4. C’est étonnant combien de bien tu peux accomplir, à condition que cela ne te fasse rien qui obtient le crédit.

IV. ÊTRE SERVITEUR DE TOUS v.26
1. Dieu ne considère pas la grandeur comme étant quelque chose qui doit satisfaire des buts égoïstes.
2. Dieu ne voit pas la grandeur comme étant une opportunité de recevoir, mais pour pouvoir donner plus, pour pouvoir mieux servir.
3. Ton désir, ton ambition de gloire, est-ce pour pouvoir mieux servir les autres?
4. L’étudiant de théologie qui est allé faire un travail d’été dans une église. Le pasteur lui a passé un balai. Il a dit : « Ce n’est pas ça mon appel! » Il avait mal compris son appel!
5. Et le service, est-ce pour être reconnu, ou vraiment pour servir? Dans le 18ième siècle, un pasteur en Allemagne, du nom de Jean Fréderic Oberlin, se trouvait en train de voyager à pied en campagne un hiver quand il a été attrapé par une sérieuse tempête de neige. Il s’est perdu dans la tempête, et craignait mourir gelé. Il s’est assis, désespéré, ne sachant pas dans quelle direction tourner. Juste à ce moment-là, un homme passait avec un wagon et a fait embarqué Oberlin, lui a passé des couvertures pour se réchauffer, et l’a conduit au prochain village, s’arrangeant que quelqu’un en prenne soin. Oberlin lui a demandé : « Dites-moi votre nom, pour que je puisse vous rappeler dans mes prières ». L’homme, ayant reconnu Oberlin, a demandé : « Vous êtes pasteur. Connaissez-vous le nom du bon samaritain? » « Non, » a répondu Oberlin, « ce n’est pas donné dans les Écritures. » « Alors, répliqua son bienfaiteur, « Jusqu’à ce que vous puissiez me dire son nom, s’il vous plaît permettez-moi de retenir le mien. »
6. Une chose est claire, et c’est que si tu veux être reconnu publiquement par Celui qui a été serviteur de tous, au point de mourir pour nous, alors tu as besoin d’être comme lui : un serviteur de tous.

Aspires-tu à être un grand dans le Royaume de Dieu? J’espère que oui. Parce que si cela n’est pas important pour toi, c’est que tu ne valorises pas le Royaume de Dieu. Seulement, tu dois aspirer à être un grand selon Dieu, et non pas selon le monde. Parce que c’est très différent.

lundi 21 septembre 2009

Sermon sur Matthieu 20:1-16

TRAVAIL ET LES RÉCOMPENSES

MATTHIEU 20:1-16

Y a-t-il quelqu’un ici qui voudrait recevoir de Dieu ce qu’il mérite? J’imagine que non! Et pourtant, bien trop souvent, on dit, ou on pense : « Je ne mérite pas ça! » en se plaignant de quelque chose.
Cette parabole nous parle du sujet difficile, ou au moins controversé, de travail, récompenses, et justice. Jésus nous montre que notre sens de justice est plutôt tordu, différent de la justice du Royaume des Cieux.

I. Un travail qu’il faut accomplir
1. La nécessité (Jn. 4:35-36; Mt. 9:35-36)
2. But de notre élection (Jn. 15:16; Éph. 2:10)
3. Notre responsabilité devant Dieu!
4. L’urgence – il faudrait commencer dès le début v.6
5. Q’est-ce que tu fais pour celui qui a tout fait pour toi?

II. Un salaire juste
1. "ET ayant convenu" v. 2. Dès le début, ils ont trouvé que le salaire était juste, et donc ils n’ont pas à se plaindre v. 13.
2. Non seulement nous avons le salut, mais en plus nous avons bien des récompenses promises (voir les 7 lettres aux églises dans Ap. 2 et 3)
3. Le Seigneur voit chaque petit service, chaque souffrance. Il t’a appelé à cela. (Actes 14:22)

III. Un salaire miséricordieux
1. Un homme a passé 50 ans à nier l’existence de Dieu. Il était fier de son athéisme intellectuel. Même, il a cherché à détourner d’autres personnes de leur foi. Il vivait pour ce monde, cherchant tous les plaisirs dont il pourrait jouir dans la vie, plusieurs de ces plaisirs étant assez douteux. Il devint malade, et sa santé se détériorait, Mais le pire qu’était sa santé, le plus endurcit il semblait être envers Dieu. Il n’y était pas intéressé! Mais un jour, un croyant l’a visité, pour lui parler encore une fois du Seigneur. À la surprise de tous, cet homme a prié avec le chrétien, a exprimé sa repentance et a mis sa foi en Jésus. Deux semaines plus tard, il est décédé. Il reniait le Seigneur pendant 50 ans, mais il a passé les deux dernières semaines de sa vie à l’aimer et se confier en Lui.. Mais à cause de sa foi il expérimentera pour l’éternité la présence de Dieu, sa gloire, son amour, sa majesté, et sa perfection. Quelques uns diraient que ce n’est pas juste! Mais d’après cette parabole que Jésus a raconté, il ne s’agit pas de la justice de Dieu, sinon de sa bonté, et sa grâce. (vv.11-15). Voudrais-tu recevoir seulement ce que la justice de Dieu t’accorde, sans sa grâce?
2. Il donne plus qu’on mérite
3. Il ne donne pas selon le nombre d’heures qu’on a travaillé, mais selon sa générosité Ro. 11:6
4. Il s’agit ici du salut par grâce pour tous (Éph. 2:8-9)
5. Il nous donne infiniment au delà de tout ce que nous pourrions demander ou penser (Éph. 2:20)
6. Personne ne reçoit moins de ce qu’il mérite. Bien des gens reçoivent plus.

Qui accusera Dieu d’injustice? Le Royaume de Dieu accomplit la justice - même la justice du monde - et en même temps il est généreux, agissant par grâce, conforme à la grâce de Dieu. Profitons de sa grâce, et communiquons sa grâce aux autres!

lundi 14 septembre 2009

Sermon sur Matthieu 19:16-30

QUELLE EST TA RICHESSE?

MATTHIEU 19:16-30

Engagement, Générosité, Abandon, et Foi. Ce sont les sujets de cette histoire. Jésus commence avec l’exemple d’un jeune riche. C’est une illustration qui nous fait sentir confortable, puisque la majorité de nous n’est pas riche – à nos yeux! Nous ne sommes pas millionnaires, nous n’avons pas de grandes possessions matérielles. Mais la vérité qui est traitée dans cette histoire n’est pas au sujet d’un jeune riche, mais d’un jeune esclave: un jeune qui ne pouvait pas ouvrir sa main, ni pour donner, ni pour recevoir... parce que les deux se font avec la même chose: la main ouverte. C’était un jeune qui ne croyait pas, au fond, que Dieu voulait son bien. Il n’avait pas de confiance dans le Seigneur. C’est un jeune qui rejetait quelque chose de grande valeur. Regardons les leçons qu’on peut apprendre avec ce récit.

I. LE DANGER DE S’ACCROCHER À SES CHOSES 19:21-22
1. Cela peut être un péché qui te laisse ouvert à bien des afflictions, mentales et physiques.
2. Il y a des gens qui meurent pour protéger leurs biens matériels, soit d’un feu, soit d’un voleur à main armée.
3. Des gens qui se sont suicidés parce qu’ils avaient perdu leur fortune.
4. En 1975 on a dérobé les coffres de sécurités d’une banque à Londres, récoltant plus de $7.000.000. Une femme qui s’est rendu compte qu’elle avait perdu des bijoux d’une valeur de $500.000, en était horrifiée. Elle a dit: « Tout ce que je possède était dans ce coffre de sécurité. Toute ma vie y était. » C’est triste, n’est-ce pas? Quel genre de vie avait-elle?
5. Pour bien des gens, même si leur trésor ne semble pas être si grand, ils s’y accrochent aussi fort. Cela peut être une petite quantité d’argent. Ça peut être une possession, des bijoux, un jouet; cela peut être la famille, ou même son amour propre. Mais ils perdent ce qu’il y a de plus important, dans le but d’obtenir, garder ou protéger ces choses-là.
6. Il y a bien des gens qui ne viennent pas à Jésus-Christ, parce qu’ils ont peur de perdre ces choses. D’autres, qui sont venus au Seigneur, se demandent maintenant pourquoi leur vie chrétienne est maintenant si platte: il n’y a ni joie, ni communion avec Dieu. C’est parce qu’ils restent accrochés à quelque chose.
7. On raconte que le Roi de la France a visité une fois le village de Sens, où il a entendu le clocher de l’église qu’il a beaucoup aimée. Alors il a commandé que ce soit amené à Paris. Tandis qu’on transportait le clocher, le son a perdu beaucoup de sa beauté. Quand le roi l’a appris, il a commandé immédiatement que le clocher soit renvoyé à son village et remis à sa place. Une fois là, il a recouvert son ton original, et sonnait comme avant. Pareil comme le clocher qui était inutile quand il n’était pas à sa place, ainsi le croyant est impotent et inefficace quand il est en dehors de la volonté de Dieu. Pour que le Seigneur t’utilise, tu dois être en communion avec Lui. Seulement en ce temps-là tu seras un outil de valeur entre ses mains – seulement ainsi le témoignage de ta vie aura un son attirant.

II. LA VOLONTÉ DE DIEU: UN ABANDON TOTAL 19:27
1. Il y a bien des personnes qui, pour servir le Seigneur, ont laissé tomber des opportunités de gagner quelque chose dans ce monde qui les aurait empêché de faire la volonté de Dieu. Aucun d’eux ne serait conscient d’avoir fait un sacrifice, parce qu’ils sont conscients d’avoir gagné beaucoup plus.
2. Une jeune femme chrétienne parle de comment elle a assisté à une réunion ou on parlait d’une vie complètement livrée au Seigneur, ce qui lui donnait le désir de vivre ainsi, mais en suite elle a pensé à ses possessions, sa famille, ses amitiés, et elle a senti quelle ne pouvait pas tout donner cela au Seigneur. Mais elle a passé une nuit blanche, et une voix lui passait par la tête, disant : « Laissant tout, ils ont suivi Jésus ». Finalement elle a cédé, et a donné sa vie au Seigneur.
3. As-tu abandonné ta vie au Seigneur? Est-ce que le Seigneur passe avant tout?
4. He. 12:1 implique que bien des choses qui peuvent sembler parfaitement légitimes et correctes en soi peuvent t’empêcher dans ta course pour le Seigneur.

III. LA FOI EST PRÊTE À TOUT RISQUER 19:27-29
1. La vraie foi en Christ inclut un abandon – l’abandon implique le risque. C’était un risque que le jeune homme riche n’était pas prêt à prendre.
2. Témoignage de Catherine Marshall: comme jeune fille, elle avait “fait une profession” mais sa vie était vide. Même comme adulte, sa vie chrétienne n’était pas plus que beaucoup d’activité dans l’église, mais peu de réalité dans son coeur. Jusqu’à ce qu’un jour, quand elle était malade de tuberculose, elle a donné à Dieu un cheque en blanc pour sa vie. Elle a dit: "À partir de maintenant je promets que je chercherai à faire tout ce que tu me dis pour le reste de ma vie, en autant que ce soit clair ce que tu veux de moi. Je suis faible, et souvent je voudrai faire marche arrière dans cette décision, mais Seigneur, il faudra que tu m’aides dans cela aussi". Elle dit: “C’est ainsi que je suis entrée dans une vie qui était vraiment vivre! ". Quand quelqu’un l’a demandé si ce n’était pas un risque terrible, elle a dit "Oui, ce le serait, si nous avions un Dieu qui désirait enlever notre joie au lieu de vouloir ajouter quelque chose à nos vies, si ce n’était un Dieu qui nous aime énormément et qui prend soin de nous". La réalité, c’est que la vraie foi nous fait savoir qu’il n’y a pas de risque!
3. Pourquoi avoir peur d’abandonner ta vie, tes plans et tous tes espoirs entre les mains de Dieu qui t’aime?

IV. DIEU N’EST JAMAIS EN DETTE ENVERS PERSONNE 19:21; 27-29
1. Si Dieu nous demande quelque chose, c’est ridicule d’avoir peur de ce que cela nous coûtera.
2. Une dame raconte comment quand elle était dans une réunion chrétienne elle disait dans son cœur : « O Seigneur, si seulement j’avais de l’argent, j’aimerais bien donner pour ton œuvre ». Elle a eu l’impression que le Seigneur lui disait: « Alors, qu’est-ce que tu as dans la main? » Et elle a regardé la seule monnaie de 5 sous qu’elle avait pour payer son passage en autobus pour retourner à la maison. Elle a résisté, mais finalement elle l’a mise dans l’offrande. Quand elle est sortie de l’église, quelqu’un a offert de la reconduire une bonne parti de son chemin en voiture. Quand elle est descendue de la voiture, une autre voiture s’est arrêtée: c’était un voisin qui offrait de la reconduire à la maison. Après cette leçon, la dame a commencé à donner ce qu’elle avait au Seigneur, et éventuellement elle a pu aider à soutenir plusieurs missionnaires dans des pays pauvres – tout à cause d’une leçon qu’elle a apprise avec une monnaie de 5 sous qu’elle avait sacrifiée pour obéir à son Sauveur.
3. Le Seigneur ne te demande pas ce que tu n’as pas. Ce qu’il demande de toi c’est ce que tu as dans la main. Il demande ta vie. Dieu ne sera jamais en dette avec toi. Nous pourrions raconter bien des histoires de comment le Seigneur est fidèle envers celui qui lui cède tout, et pourvoit à ses besoins.
4. Mais ce qui est plus important, c’est que les choses ne terminent pas avec notre décès. Les vraies récompenses viennent après, et cela dure pour l’éternité. Il se peut que tu meures pauvre et misérable – misérable dans le sens que tu aies souffert physiquement et que tu n’aies pas pu jouir des bonnes choses de cette terre. Mais quand tu voies cela à la lumière de l’éternité, tu diras : « je n’ai vraiment rien sacrifié! »

Comment est ta vie avec le Seigneur? Est-ce que tu lui a vraiment tout donné: ton temps, tes amitiés, tes biens, même s’ils semblent peu de chose; ton amour propre, tout? C’est le secret pour avoir la plénitude de la vie que le Seigneur veut que tu aies.
En plus, un jour nous partirons. Nous sommes ici temporairement. Le cantique que nous avons chanté, « Dois-je partir les mains vides? », nous parle, dans le troisième strophe, de « si je pouvais de la vie, recommencer le chemin… » ce que je ferais. Sûrement plusieurs parmi nous, si non tous, avons déjà eu des pensées comme cela. Mais la vérité c’est que nous ne pouvons pas retourner en arrière et recommencer notre vie. Mais rien ne nous empêche de vivre la vie comme dieu veut que nous le fassions maintenant. Parce que si nous ne faisons pas cela, ça veut dire que nous ne vivrions pas différemment même si nous avions l’occasion de recommencer.
Avec quoi te présenteras-tu devant Dieu? Avec le sang de Jésus qui t’a racheté, bien sûr, ou au moins je l’espère. Mais auras-tu quelque don à lui présenter aussi? Ou dois-tu partir les mains vides?

Dois-je partir les mains vides
Pour le séjour éternel
Et quitter ces lieux arides
Sans une âme pour le ciel?

Refrain :
Oui, faut-il que les mains vides,
Je rencontre mon Sauveur,
Pendant que des coeurs avides
Cherchent en vain le bonheur?

Jésus a sauvé mon âme,
De la mort je n’ai plus peur;
Mais ce que mon cœur réclame,
C’est un don pour mon Sauveur!
(Refrain)

Si je pouvais de la vie
Recommencer le chemin,
Je n’aurais plus qu’une envie:
Semer partout le bon grain!

(Refrain)

Pour vous aussi l’heure passe;
Oh! Pendant qu’il est temps,
Annoncez de Dieu la grâce
Aux cœurs contrits repentants.

Refrain :
Oui, faut-il que les mains vides,
Je rencontre mon Sauveur,
Pendant que des coeurs avides
Cherchent en vain le bonheur?

lundi 7 septembre 2009

Sermon sur Matthieu 19:13-15

Matthieu 19:13-15

Les Petits Enfants


« Alors on lui amena des petits enfants, afin qu’il leur impose les mains et prie pour eux. Mais les disciples les repoussèrent. Et Jésus dit : Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi; car le royaume des cieux est pour ceux qui les ressemblent. Il leur imposa les mains, et il partit de là. » (Louis Segond)


« Peu après, des gens lui amenèrent des petits enfants pour qu’il leur impose les mains et prie pour eux. Les disciples leurs firent des reproches. Mais Jésus leur dit : Laissez donc ces petits enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le royaume des cieux appartient à ceux qui leur ressemblent. Puis il leur imposa les mains et poursuivit son chemin. » (Le Semeur)

Les enfants sont le sujet que nous avons la tendance à traiter avec le plus de contradiction. D’un côté nous devenons très sentimentales en ce qui leur concerne, et les attribuons une pureté et une innocence exagérée. Nous proclamons leur importance et protestons notre amour pour eux. D’un autre côté, dans les décisions des adultes, les enfants passent bien trop souvent inaperçus, et les adultes se préoccupent de leurs propres droits et besoins au dépens de ceux des enfants. Trop souvent la raison pour un avortement, c’est que ce n’est pas le bon moment dans la vie des parents (ce n’est pas toujours la mère qui prend cette décision). Les enfants sont gardés continuellement par différentes personnes afin que les parents puissent suivre leur train de vie. Les enfants mangent de la nourriture inférieure tandis que les adultes satisfont leur palais plus sophistiqué. Les adultes mènent leur train de vie, exerçant leur « liberté », sans se préoccuper du fait qu’ils scandalisent les enfants. Dans les divorces les adultes se chicanent pour le partage des enfants sans se soucier de leur bien. Heureusement ce n’est pas toujours comme cela, mais ce l’est, bien trop souvent.
Jésus-Christ est le plus grand ami des enfants qu’il n’y ait jamais eu. Il valorisait les enfants comme étant des personnes de grande valeur. Dans son entrée triomphale à Jérusalem (Matthieu 21) il a accepté la louange des enfants, et à ceux qui les ont critiqué, il dira : De la bouche des tout petits et de celle des nourrissons, tu as tiré ta louange, » citant le Psaume 8 :3

Mais reconnaissons-nous notre responsabilité, devant Dieu, pour les enfants, et pas seulement les nôtres? Ce passage nous en donne un résumé intéressant.

Qu’est-ce qu’on doit faire avec les petits enfants?

1. Les amener à Jésus.
2. Prier pour eux.
3. Ne pas les empêcher.
4. Leur ressembler.

I. Nous sommes appelés à amener les enfants à Jésus
1. Cela ne veut pas dire les amener à une « décision » forcée
2. Il s’agit du principe de « viens et vois »
3. Il faut que nous soyons dans la présence de Jésus pour y présenter un autre
4. Un enfant peut connaître Jésus comme son Sauveur très jeune
5. L’évangélisation des enfants est une priorité pour Dieu, et doit en être une pour nous aussi.
II. Nous sommes appelés à prier pour les enfants
1. Cela nous fait bien mal quand nous entendons parler d’un enfant qui souffre. Quand nous apprenons d’un petit enfant qui est maltraité et battu. Chaque fois que je vois l’image de la petite Cédrica de Trois Rivières, cela me fait mal au cœur. Et pourtant il y en a des milliers de Cédricas. Et quand nous apprenons que des millions d’enfants dans le monde ont faim! Les enfants sont les premières victimes de nos guerres et de nos conflits. Ils sont les premières victimes de la plupart des décisions et des bêtises que nous faisons, les adultes. Nous devons donc prier pour les enfants – pour les enfants que nous connaissons, pour les enfants dont nous entendons parler, pour les enfants du monde.
2. suivant l’exemple de Jésus
3. dans leur présence et sans leur présence
4. l’imposition des mains est un geste humain qui montre pour qui on prie et qui démontre de l’intérêt personnel (Jésus a guéri des personnes à distance aussi facilement qu’en leur imposant les mains!).
5. La prière fervente du juste a une grande efficace
III. Nous devons éviter à tout prix d’empêcher les enfants de venir à Jésus
1. Notre mauvais exemple
2. Le fait de rendre les choses spirituelles désagréables pour eux
3. Ne jamais utiliser les choses spirituelles comme une punition! (différence entre punition et apprentissage).
4. Éviter à tout prix d’être une occasion de chute pour eux (Matthieu 18 :6)
5. Nous pouvons causer leur chute avec notre mauvais exemple, ce que nous faisons et ce que nous ne faisons pas. Mais aussi avec les choses que nous leur disons. Dire des choses comme : « « tu es un bon à rien » ou : « Tu ne pourras jamais faire grand-chose » ou : « Tu es stupide », etc., ce sont des choses que l’enfant finit par croire au plus profond de son être, et qu’à travers sa vie d’adulte il cherchera à accomplir, inconsciemment – à moins qu’il s’en rende compte un jour et qu’il n’apprenne à briser cette chaîne de mensonges. Mais ce sera difficile de changer l’habitude de toute une vie!
IV. Nous sommes appelés à ressembler aux enfants dans leur sincérité
1. Ce n’est pas que les enfants soient sans péché!
2. Les enfants ont une chose que les adultes ont besoin de rechercher : la sincérité sans gêne.
3. L’histoire des nouveaux vêtements de l’empereur
a) Les adultes avaient peur d’avoir l’air traître ou fou en reconnaissant qu’ils ne voyaient pas de vêtements
b) L’enfant a simplement dit ce qu’il constatait : L’empereur n’avait pas de vêtements!
4. Nous sommes appelés à être sincères devant Dieu, sans crainte et sans préjugés, comme cet enfant. (Jean 1 :47 « Voici un Israélite en qui il n’y a point de fraude. »

Les enfants ont donc une place de grande importance dans le plan de Dieu, non seulement parce qu’ils deviendront adulte un jour, mais pour ce qu’ils sont déjà. Ils ne sont pas la « génération future » - ils sont la génération d’aujourd’hui! Ils ne sont pas « l’église de demain » mais « l’église d’aujourd’hui »! Prenons-en soin, respectons-les, et protégeons-les.