lundi 30 août 2010

Sermon sur Hébreux 13:7-25

Hébreux 13:7-25

Le Contentement



Dimanche passé nous avons terminé en parlant du contentement. Que le contentement avec la piété est une source de gain.

Nous verrons de nouveau cette idée de contentement dans ces versets de 7 à 25.

Avez-vous déjà vu un écureuil travailler pour obtenir les graines qui ont été placées pour les oiseaux? Cela peut être assez facile, à moins que l’amateur des oiseaux ait décidé de protéger le but original de ces graines. Alors ils peuvent être placés sur une mangeoire à oiseau sur un poteau glissant, il peut avoir des gardes au-dessous du plat de graines, etc. Mais souvent certaines écureuils insistent à essayer de toute façon. Ils sont bien décidés. Ils essaient, et essaient encore – on leur donnerait bien des points pour la persévérance, mais pas beaucoup de points pour l’intelligence. Parce qu’à force d’essayer d’obtenir ce qui ne leur est pas destiné, ils ne sont pas occupés à la besogne de chercher leur propre nourriture. Et en plus, ils peuvent tomber et se faire mal. Leur problème, c’est le manque de contentement. La solution, serait de se contenter de leur sort, et chercher de la nourri-ture qui est à leur portée.

C’est bien le problème des êtres humains aussi. Même les premiers humains sur la terre avaient accès à tout ce dont ils auraient pu vouloir sur la terre. Mais ils ont saisi un met qui ne leur était pas destiné. Le résultat pour eux a été une chute qui a affecté tous leurs descendants, nous-mêmes inclus. Parce qu’ils ont voulu désobéir Dieu les a placés là où ils ne pouvaient pu jamais l’atteindre. Et leurs descendants doivent travailler dur mainte-nant pour obtenir la nourriture que Dieu leur avait originalement donnée comme un ca-deau.


I. Le contentement dans notre église v. 7 et 17

1. Savez-vous que le don le plus précieux que tu peux faire à ton église, n’est pas la critique, mais l’exemple? Dieu a donné un grand nombre d’exemples pour nous dans l’église, et il peut faire en sorte que chacun de nous soyons des exemples.

2. Cherchons donc à suivre les exemples que Dieu nous a donnés dans son église, et ainsi nous serons des exemples.

3. Trop souvent, les leaders dans une église sont sujets aux critiques, et j’ai l’impression que c’est encore plus le cas dans des sociétés démocratiques qui sont dirigés par des parties politiques. Dans le monde on pense qu’on fait notre devoir de citoyen en critiquant le gouvernement (ce n’est pas né-cessairement le cas!) et on transfert cette mentalité dans l’église : on pense faire notre devoir en critiquant les leaders, ou quiconque fait quoi que ce soit dans l’église. On fomente un mécontentement chez soi-même et chez d’autres. C’est négatif, et c’est destructeur pour une église, comme de n’importe quelle société. Travaillons plutôt pour encourager ceux qui font quoi que ce soit pour servir dans l’église.

II. Le contentement dans notre Sauveur v.8-13

1. Sachant que nous sommes pleinement pardonnés, nous n’avons pas à re-tourner à d’anciens sacrifices.

2. Sachant qu’il nous aime tels que nous sommes nous n’avons pas à tomber dans le légalisme.

3. Sachant que nous avons tout pleinement en Christ, nous n’avons pas be-soin de rechercher une « deuxième expérience spirituelle ».

4. Sortons donc « hors du camp » pour porter son opprobre.

III. Le contentement dans notre avenir v.8 et 14

1. Sommes-nous capables de nous contenter du le fait que notre cité n’est pas ici-bas?

2. Si nous croyons vraiment à l’avenir éternel, nous pourrons nous en conten-ter.

3. Le même Jésus, qui a béni ceux qui l’entourait quand il était sur la terre, nous comblera de bénédictions quand nous partons pour être avec lui (v.8). C’est pour cela que nous n’avons pas besoin de chercher un paquet de bienfaits ici-bas.

IV. Le contentement dans notre présent v.15-16

1. Quelqu’un a écrit : « Si seulement on pourrait connaître – aucune passé sauf la croix de Christ – Ps. 22; aucun aujourd’hui sauf la jouissance du soin de Celui qui nous aime – Ps. 23; aucun demain sauf l’espérance de sa gloire à venir – Ps. 24! »

2. Produit la générosité

a. Souvent il semble que le plus qu’on a, le plus de difficulté on a à être généreux envers ceux qui sont dans le besoin. Semblerait-il qu’on est moins content de ce qu’on a.

b. L’histoire de la « famille la plus riche de l’église ». C’était une famille très pauvre, en réalité. Ils mangeaient des patates pour leurs repas de fêtes! Patates et rien d’autres! Ils avaient de la misère à se chausser. C’était une veuve et ses 3 enfants. Mais en janvier ils ont appris qu`à Pâques il y aurait une offrande spéciale pour aider une famille dans le besoin. La petite famille a décidé de vraiment s’appliquer à faire ce qu’ils pouvaient pour aider. Un enfant est allé faire des petites jobs dans les terrains des voisins pour ramasser quelques sous. Il a amené l’argent à la maison à chaque fois pour mettre dans le bocal pour Pâques. Ils se sont privés des « traites » de chaque semaine pour pouvoir mettre l’argent dans le bocal. La mère s’est mise à garder le bébé de quelqu’un de temps en temps… Tout l’argent qu’ils réussissaient à amasser allait dans le bocal. Le soir avant Pâques, ils ont compté les sous. $76!!! Dimanche matin ils étaient bien fiers de pouvoir aller à l’église avec cette offrande spéciale pour une famille pauvre. Chacun des enfants portait une partie de l’argent dans sa poche, et la mère aussi. Quand la poche de l’offrande a passé, chacun était fier de mettre ce qu’ils avaient accumulé dans cette offrande spéciale. Ils étaient si contents de contribuer pour cette « famille pauvre ». Ils sont entrés chez eux pour manger leur repas de patates. Mais vers la fin du repas quel-qu’un a frappé à la porte. C’était le pasteur de la petite église. Il a dit : « Mes amis, une petite surprise pour vous. L’église a fait une offrande spéciale pour vous aujourd’hui, et en voici le résultat. » Et il leur a laissé le montant d’argent qui avait été recueilli le matin. C’était un choc terrible pour la famille. Tout d’un coup, ils étaient devenus une famille pauvre! Le montant d’argent? $80.00! C’était eux, la « famille pauvre » de l’église, qui avait pratique-ment tout contribué. Mais ils étaient vraiment attristés de savoir que c’étaient eux les pauvres. Ils ne savaient pas trop quoi faire de l’argent, et se sentaient quelques peu déprimés, ils n’avaient plus la joie qu’ils avaient le matin de Pâques, et les mois précédents. Mais un bon dimanche soir, il y avait une présentation missionnaire dans l’église. Le missionnaire a parlé des grands besoins dans le pays où ils travaillaient, et comment les gens souffraient de manque. Le pasteur a annoncé qu’ils allaient faire une offrande spéciale pour aider à la cause de cette mission. La maman de la « famille pau-vre » a fait un signe à son petit garçon, qui est sorti en courant vers la maison, et il est revenu avec une enveloppe. Quand l’offrande a été prise, ils ont y vidé les $80.00. Le montant de l’offrande a été compté, et le total? $80! Le missionnaire était vraiment impres-sionné par le montant de l’offrande. Il a dit : « Vous avez sûrement une famille riche dans l’église, qui ait pu faire cela! » Imaginez la joie de la famille quand ils sont entrés à la maison : ils n’étaient plus une « famille pauvre », ils étaient « une famille riche »!!!

c. N’est-ce pas intéressant que Jésus ait compté l’histoire dans Luc 16 d’un homme qui n’avait rien, qui n’avait même pas de quoi mangé, mais qui mourut et est allé au sein d’Abraham, tandis que l’autre homme, qui était riche, mais qui faisait bien attention à ses sous, est allé en enfer? Il semble que le péché d’être pingre est condam-né plus sévèrement dans la Bible que bien d’autres péchés que nous serions portés à condamner sévèrement.

d. C’est que la manque de générosité, signifie un mécontentement de ce que nos avons : nous n’avons jamais assez! Nous ne voyons pas à quel point Dieu nous a bénis!

3. Le contentement nous pousse à la louange; la louange nous pousse u contentement. Dans les pires épreuves, quand nous devons perdre ce qui nous est cher, si nous savons louer Dieu, nous saurons être contents.



L’écrivain de l’épître, avant d’aller dans les salutations personnelles, termine avec une bénédiction qui inclut un résumé de l’Évangile. Il semble qu’il ne se fatigue jamais de repasser ces merveilleuses vérités. Mais il y a aussi une autre raison : C’est que les chrétiens risquent s’en éloigner, et il est donc nécessaire de leur rap-peler les vérités de l’évangile. De même que nous aussi, nous avons besoin de nous rappeler ce qui est vraiment important.

Sermon sur Hébreux 13:1-6

Hébreux 13:1-6

L’Amour

L’amour n’est pas simplement un concept sur lequel on écrit des poèmes, ou une idée vague de sentiments. C’est aussi plus que des paroles.

L’amour implique notre relation régulière entre croyants; notre relation avec ceux qui ont des besoins; et notre relation dans le mariage. L’amour implique aussi ce que ce n’est pas : ce n’est pas une chose égoïste pour satisfaire nos désirs ou besoins personnels.

I. L’amour fraternel entre croyants v.1

1. Il faut y persévérer

2. Parce que ce n’est pas toujours facile

3. Parce que les autres croyants ne semblent pas toujours aimables

4. Parce que nous ne sommes pas toujours aimables

5. Parce que nos désirs égoïstes peuvent faire de l’interférence à cet amour fraternel

6. Il faut donc y persévérer!

II. Notre amour envers ceux qui ont des besoins vv.2-3

1. Exerçant l’hospitalité

a. Edith Schaeffer de l’Abri en Suisse, raconte comment quelquefois un mendiant venait à sa porte d’arrière et demandait un café, et peut-être un peu de pain. Elle le faisait asseoir, et lui servait un beau sandwich à la viande bien présenté sur une assiette, garni avec des crudités, et les enfants mettaient quelques décorations sur la table. Il existe une plaque qui dit : « La nourriture, c’est l’amour de Dieu rendu mangeable ».

2. Se souvenant des prisonniers

3. Se souvenant des maltraités

III. Notre amour dans le mariage v.4

1. C’est honorable

2. Cela exige la fidélité sexuelle

3. Dieu juge le manque de fidélité

IV. Notre amour exclut l’égoïsme v.5

1. C’est le contraire de l’amour de l’argent I Ti. 6 :6-10

2. Étant inclut l’amour pour Dieu, on apprend le contentement

3. C’est un contentement qui vient de la foi : Dieu sait ce dont nous avons besoin.

a. Trop souvent notre confiance est dans les hommes, ou dans l’argent, ou dans les circonstances. Dieu veut que nous laissions tout cela de côté et que nous regardions vers lui. « Le SEIGNEUR est mon aide. »

b. Une attitude adéquate en ce qui concerne l’argent nous épargnera de bien des déceptions, bien de l’amertume

c. La convoitise de l’argent, ou des choses, c’est ce qui détruit la vie chrétienne, et qui finit souvent par détruire les familles.

d. « Améliorer son sort » ne veut pas dire nécessairement un plus grand revenu, une plus grande maison, plus de choses, etc. Ça veut dire, plutôt, un plus grand amour pour Dieu, une plus grande ressemblance au caractère de Christ.

e. Bon nombre des croyants à qui il écrit ici ont déjà perdu tous leurs biens matériaux!

Le monde est tombé dans le panneau de croire que la richesse et le contentement vont de paire. Quiconque regarde autour de lui un peu sait bien que ce n’est pas vrai, que c’est un mythe, mais malgré cela, beaucoup parmi nous, les chrétiens, vivions comme si cette idolâtrie représentait la vérité. Nous devons prendre une décision : Quel dieu servirons-nous? Dieu, ou Mammon? C’est ce qui fera la différence si nous avons de l’amour, ou de l’égoïsme.

lundi 28 juin 2010

Sermon sur Hébreux 12:12-29

Hébreux 12:12-29



Soignons nos Relations!

prêché le 27 juin, 2010

« Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur » (v.14)

« Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu, à ce qu’aucune racine d’amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n’en soient infectés » (v.15)

« Mais vous, vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, des myriades qui forment le chœur des anges, de l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux, du juge qui est le Dieu de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection, de Jésus, qui est le médiateur de la nouvelle alliance, et du sang de l’aspersion qui parle mieux que celui d’Abel. » (vv. 22-24)

« C’est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte » (v.28).

« Car notre Dieu est aussi un feu dévorant » (v.29)

Ce passage nous invite à prendre soin de notre relation

I. Avec nous-mêmes v.15

1. Éviter toute racine d’amertume en nous-mêmes

2. Rubin « Hurricane » Carter – boxeur – en 1966 a été condamné pour meurtre, dans un procès qui était très publié, et très raciste. Le boxeur a insisté sur son innocence, et après avoir passé 19 ans en prison, sa condamnation a été renversée. Une fois libre, il a réfléchi : « Un homme n’aurait-il pas le droit d’être amer dans de telles circonstances? … J’ai appris que l’amertume ne fait que consumer la vase qui la contient. Et si je permets que l’amertume contrôle ou infecte ma vie, alors je serais en train de permettre que ceux qui m’ont emprisonné m’enlèvent encore plus que ce qu’ils m’ont enlevé déjà. »

3. Il se peut que quelques-uns des chrétiens étaient en train de songer à retourner au judaïsme, à cause de l’amertume dans leur cœur. L’amertume à cause de la persécution. Ou l’amertume pour quelque chose de malheureux qui se serait passé dans leur relation avec d’autres chrétiens. L’auteur de l’épître savait que l’amertume, telle une petite racine, pouvait grandir dans les cœurs pour détruire les relations chrétiennes les plus profondes v.15).

4. Quand nous nous sentons déçus, et nous gardons ce sens de déception, alors une racine envenimée d’amertume commence à grandir dans nos cœurs.

II. Avec les autres vv. 14, 22-24

1. La paix

2. Éviter l’amertume du conflit

3. Reconnaître le caractère de ceux avec qui nous adorons Dieu

4. « Mais vous, vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, des myriades qui forment le chœur des anges, de l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux, du juge qui est le Dieu de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection, de Jésus, qui est le médiateur de la nouvelle alliance, et du sang de l’aspersion qui parle mieux que celui d’Abel. » (vv. 22-24)

5. Il est intéressant que l’écrivain ne dit pas « vous vous approcherez » comme si c’était une promesse pour l’avenir. Il dit : « Vous vous êtes approchés ». Nous faisons partie d’une fraternité universelle d’adoration en ce moment. Quand nous nous réunissons le dimanche matin, que nous soyons 200, ou 30, ou 13, ou 5 personnes, nous sommes en réalité en train de nous rassembler avec les croyants de toutes les nations, et des myriades d’anges, qui chantent « L’Agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire, et la louange » (Apoc. 5 :12).

III. Avec Dieu vv.22-24, 28, 29

1. Voir les choses du point de vue de l’éternité

a. Le lanceur de baseball, Tug McGraw, avait une bonne philosophie quand il lançait. Il l’appelait sa « théorie de la boule de neige congelée ». Il a expliqué : « Si je viens pour lancer, les buts sont tous remplis, et Willie Stargell est le batteur, je n’ai aucune raison de vouloir lancer la balle!
Mais éventuellement il va bien falloir que je lance. Alors je me rappelle qu’en quelques milliards d’années la terre ne sera qu’une énorme boule de neige congelée volant à travers l’espace, et que personne ne se préoccupera en ce temps-là de ce que Willie Stargell aura fait quand les buts étaient remplis! » En réalité la description que la Bible nous donne, est que « les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les œuvres qu’elle renferme sera consumée » (I P. 3 :10). Mais le point que McGrath a fait était valable : Nous devons voir la vie dans sa perspective. La plupart des choses qui nous inquiètent aujourd’hui n’ont aucune importance face à l’éternité. L’écrivain de l’épître aux Hébreux voulait que nous ayons le bon point de vue. Il veut que nous ayons les yeux fixés sur le ciel, et non pas sur la terre. À moins que nos pensées ne soient fixées sur le ciel, nous aurons peu d’influence sur la terre.

2. Tenons bien fort à ce qui est éternel, et de manière beaucoup moins forte à ce qui est temporel.

3. Craindre Dieu

a. « Il est un feu dévorant » v.29 Je suis certain que n’importe quelle personne qui aurait vécu à Chibougamau durant quelques années aurait une idée de ce que cela veut dire. Il y a quelques années on était très conscient du fait que le feu aurait pu facilement dévorer la ville. La ville de Mistassini a été évacuée, et il y avait toujours la possibilité que cela arrive à Chibougamau aussi. On parle aujourd’hui du « miracle de Wemotaci », cette ville dans la région de La Tuque qui a été évacuée, mais qui a été épargnée par le feu. Quand on pense au pouvoir destructrice du feu, cela nous aide à comprendre le sens de « notre Dieu est un feu dévorant. »

b. As-tu peur de Dieu? Souvent on entend dire qu’il ne faut pas avoir peur de Dieu; que la crainte de Dieu ne veut pas dire la peur. Quelqu’un dit : « Tu n’as pas peur de Dieu, j’espère? Je ne voudrais jamais croire en ce genre de Dieu! ». Mais ou, j’ai peur de Dieu, et je crois que c’est normal. J’ai aussi peur de l’eau. Cela ne veut pas dire que je ne puisse pas jouir de l’eau. Je eux nager là-dedans, je peux y aller en canot. Mais il ne faudrait jamais que j’oublie la puissance qu’une rivière, un lac ou la mer peut avoir pour enlever une vie. De même, j’ai peur du courant électrique, j’ai peur du gaz, etc. Si nous voyons seulement leurs bénéfices, sans reconnaître leur danger, serait insensé. De même, j’ai peur de Dieu dans le sens que je suis époustouflé par sa majesté et sa sainteté, et à cause de cela je l’aime et je veux m’approcher de lui, aimer ce qu’il aime, et haïr ce qu’il hait. Je veux vivre ma vie en reconnaissant qu’il mérite plus de crainte que n’importe quelle autre chose ou personne. Satan et les personnes peuvent détruire le corps, Mais Dieu, un jour, sera « un feu dévorant » envers toutes les personnes qui lui sont contraires.

c. Quelqu’un a dit : « Crains Dieu, et tu n’auras rien d’autre à craindre. »

Sermon sur Hébreux 12:4-11

Hébreux 12:4-11



Les châtiments d’un Père céleste aimant
prêché le 20 juin, 2010



Quelqu’un qui ne s’y connaît pas pourrait voir un cultivateur émonder un fruitier et pen-ser qu’il est en train de faire du grabuge, de détruire son verger. Mais si la personne re-tourne quelques mois plus tard, il verra les arbres remplis de fruits. Le fait d’y couper des branches leur aura fait du bien.

Jésus, dans Jean 15 :22, a parlé de couper des branches afin que la vigne produise beau-coup de fruit. Il parlait de nous.


Dieu nous aime trop pour nous laisser continuer dans nos voies impures. Et c’est pour cela qu’il nous discipline afin que nous croissions dans la grâce et dans la sainteté. Il y a des parents qui pensent qu’ils aiment trop leurs enfants pour les discipliner. La réalité, c’est qu’ils ne les aiment pas assez. Ils les laissent continuer dans leur mauvais compor-tement parce qu’ils sont trop égoïste : ils veulent que leurs enfants les apprécient, ils veu-lent avoir la paix, ils veulent éviter le conflit – et cela est plus important pour eux que l’éventuel bien-être de leurs enfants. Mais notre Père Céleste n’est pas comme cela. Dans sa sagesse il permet des blessures chez ses enfants, afin de nous former dans l’image du Crucifié. Une femme a demandé une fois : « « Quand est-ce que je vais sortir de toutes ces difficultés? » Mais on lui a répondu : « Plutôt que demander ‘quand’, vous devriez demander ‘quoi’ : ‘Qu’est-ce que je vais sortir de toutes ces difficultés’? »


Pr. 3 :11-12 « Mon fils, ne méprise pas la correction de l’Éternel, et ne t’effraie point de ses châtiments; car l’Éternel châtie celui qu’il aime, comme un père l’enfant qu’il chérit. »


Apoc. 3 :19 « Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle, et repens-toi. »


Psaume 119 :67, 71 « Avant d’avoir été humilié, je m’égarais; maintenant j’observe ta parole… Il m’est bon d’être humilié, afin que j’observe tes statuts. »


I Pierre 1 :6-7 « C’est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu’il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves, afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable (qui cependant est éprouvé par le feu), ait pour résultat la louange, la gloire et l’honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra. »


I. La discipline de Dieu n’est pas nécessairement un signe de sa désapprobation

1. Ce sont ses propres enfants qu’il discipline, pas ceux du voisin!

2. Un jeune homme a décidé de cultiver des pêches. Il a investi tout ce qu’il avait pour développer un verger de pêches. Mais le désastre est arrivé quand un printemps il y a eu un gèle important qui a détruit la plupart des fleurs. Arrivé le dimanche, il n’était pas à l’église. Le dimanche suivant, la même chose. Et encore le dimanche suivant. Un croyant est allé le visiter. Le jeune homme a dit : « Je n’irai plus à l’église! Penses-tu que je peux adorer un Dieu qui se préoccupe si peu de moi qu’il permettrait au gèle de tuer toutes mes pêches? » Son ami lui a répondu : « Dieu t’aime plus que tes pêches. Il sait bien que si les pêches vont mieux sans gèle, il est impos-sible de faire croître les meilleurs hommes sans des périodes de gèle. Et le but de Dieu est de faire croitre des hommes – non pas des pêches. »

3. Dieu permet des épreuves à ces enfants parce qu’il les aime. Son but n’est pas de les faire du mal mais de les amener à la maturité, pour que leurs vies soient caractérisés par la justice et la paix.


II. La Discipline de Dieu a toujours un but

1. Il veut notre sainteté

2. Il veut nous amener à l’image de son Fils. Si bien Dieu veut que nous soyons heureux, il veut encore plus que nous soyons saints. Il est en train de nous former à l’image se Son Fils (Romains 8 :29). Et dans ce proces-sus, il doit nous châtier quelquefois.

3. C’est le frottement qui fait briller!

4. Il veut pouvoir se servir de nous dans ce monde

5. Il veut que nous soyons un témoignage au milieu des difficultés

III. La discipline de Dieu n’est jamais plus terrible que ce qu’on peut supporter

1. Quelqu’un a écrit : « La vie chrétienne est comme la face d’un horloge. Les deux aiguilles passent, et passent, continuellement. L’aiguille courte de discipline, et l’aiguille longue de miséricorde. La courte aiguille de dis-cipline doit passer, très lentement. Et Dieu parle à chaque coup. Mais maintes et maintes fois, l’aiguille longue de la miséricorde passe par-dessus, donnant une douzaine de bénédictions pour chaque coup de disci-pline et d’épreuve. Les deux aiguilles sont attachées à un pivot sûr : le grand cœur inchangeable de notre Dieu d’amour. »

2. Aucune tentation (épreuve) ne vous est survenue qui n’ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés (éprouvés) au delà de vos forces… »


Conclusion :

Nous sommes appelés à grandir en tant que chrétiens. Nous ne pouvons pas demeurer là où nous sommes. On raconte l’histoire d’une femme qui enseignait dans la même école depuis vingt-cinq ans. Une personne est partie et une porte s’est ouverte pour une promo-tion. La femme espérait bien avoir le poste, puisqu’elle se disait qu’elle avait vingt-cinq ans d’expérience. Imaginez son désarroi quand le poste a été donné à une autre ensei-gnante qui n’avait enseigné que durant un an. Elle est allée se plaindre au directeur. « Pourquoi est-ce qu’on ne m’a pas donné le poste quand j’ai vingt-cinq ans d’expérience? Ce n’est pas juste! » Le directeur lui a répondu : « En réalité, tu n’as pas vingt-cinq ans d’expérience. Tu n’as qu’un an d’expérience, que tu as répété vingt-cinq fois! Tu n’as rien appris durant tout ce temps. »

Dieu ne veut pas que nous marquions simplement le pas dans nos vies chrétiennes. Il veut que nous avancions. Et si nous ne reconnaissons pas la main de Dieu dans nos vies, qui est en train de nous former, nous ne croitrons pas non plus. As-tu arrêté de grandir?

Sermon sur Hébreux 12:1-3

Hébreux 12 :1-3


COURIR
prêché le 13 juin, 2010



Quand j’avais treize ans, en huitième année d’école, je me suis inscrit dans une course d’un mille, qui était intentionné pour ceux de 16-18 ans. Puisque j’étais loin d’être un athlète, et je n’étais certainement pas vite sur mes pieds, plusieurs m’ont dit que j’étais idiot de m’y inscrire. Mais je me suis dit que si je pouvais placer dans les trois premières places dans la course, je ferais des points pour l’équipe, ou la « maison » dont je faisais partie (toute l’école était divisée en trois « maisons »). Il y avait environ une dizaine de gars qui s’étaient inscrits dans la course, les autres étant tous des athlètes de plus de 16 ans. C’était un peu comme le fourmi qui se prend contre un éléphant. Imaginez ma fierté quand un mois après la course, dans laquelle une personne avait battu le record de l’école pour la vitesse, il y a eu une cérémonie dans laquelle on donnait les rubans à tous ceux qui s’étaient placé dans les trois premières places dans les différents évènements sportifs. Quand c’était le temps d’annoncer les gagnants d’annoncer les gagnants de la course d’un mille, on a appelé mon nom pour recevoir le troisième prix! Je me suis avancé avec deux autres qui mesuraient un pied plus que moi, et qui étaient bâtis comme des vrais coureurs. L’applaudissement démontrait que la majorité ignorait, ou avait oublié, que quand le jour de la course était venu, tous les autres coureurs s’étaient retirés et il n’y avait que trois qui ont couru. Même si j’ai couru comme une tortue je devais gagner le troisième prix!

L’écrivain de l’épître aux Hébreux décrit la vie chrétienne comme étant une course, la course de la foi. Il parle des témoins qui ont, eux aussi, couru dans cette carrière avec succès (Hébreux 11); il parle du poids qui nous empêche de courir, ou de courir d’une façon efficace; il parle de Celui qui a non seulement déjà couru dans cette course, mais qui en est Lui-même le but.

En tant que chrétiens nous participons dans une course et nous n’osons pas nous retirer. Nous avons comme témoins les plus grands athlètes de la foi. Ceux qui ont donné leur vie pour leur témoignage. Nous courrons pour devenir plus comme Jésus. C’est une cour-se qui a une importance suprême, éternelle.

C’est une course qui est exigeante, puisqu’il faut rejeter tout fardeau qui nous préoccupe, comme les coureurs des Olympiques dans la Grèce d’autrefois enlevaient complètement leurs vêtements pour la course. (Et ceux de nos jours ne portent pas beaucoup plus!) Pour nous, il est essentiel que nous laissions de côté tout fardeau, et le péché qui nous enve-loppe si facilement. Nous ne devons rien permettre, dans nos vies, qui puisse nuire à no-tre course chrétienne. Des obstacles sont placés tout au long de la course pour nous empêcher, mais nous devons courir, et nous devons continuer jusqu’au bout pour gagner.

Une personne pourrait bien demander : « Comment est-ce que nous réussirons à courir jusqu’au bout? Comment arriverons-nous? Comment persévérer et surmonter tous les obstacles? » L’écrivain de l’épître aux Hébreux nous le dit dans les trois premiers versets.


I. Nous courons en reconnaissant la nuée de témoins qui nous environne

1. désirant leur fin

2. désirant imiter leur vie

3. reconnaître que nous ne sommes pas les seuls

4. voyant qu’ils ont bien réussi à se débarrasser de leurs fardeaux par la foi

5. reconnaissant que leur victoire n’était pas un petit cou de vitesse, un « sprint », mais une course à long terme (10 :36)

6. reconnaissant que nous célébrerons ensemble avec eux nos victoires


II. Nous courons en reconnaissant nos fardeaux

1. nos fardeaux de mémoires

a. en ne pensant pas que nous sommes pleinement pardonnés

b. en n’étant pas capables de pleinement pardonner ceux qui nous ont fait mal

2. des désirs inaccomplis – causant un manque de contentement (I Tim. 6 :6)

3. des possessions (Marc 4 :19)

4. des « droits » (I Co. 9 :5)

5. des inquiétudes (Phil. 4 :6)

6. le découragement

7. la fatigue spirituelle (És. 40 :31)

8. trop d’occupations pour pouvoir prier

9. amertume (Hé. 12 :15)

10. le péché qui nous enveloppe si facilement! – quelque chose de grossier? Quelque chose de subtil?

11. il faut reconnaître l’ennemi et résister.


III. Nous courons en reconnaissant le Chef et Consommateur de notre foi

1. Nous devons fixer nos regards sur Lui, notre but (l’histoire de la course des 2 demoiselles qui courraient pour gagner la main du prince, et la pom-me d’or)

2. reconnaissant que c’est Christ qui nous a commencé et c’est Lui qui nous terminera

3. reconnaissant son exemple de persévérance (v. 2 et 3)

4. reconnaissant sa force en nous

5. reconnaissant son désir pour nous

6. Il a souffert l’ignominie en vue de la joie qui lui était réservée

7. Il s’est assis à la droite du trône de Dieu

8. Il a souffert une telle opposition de la part des pécheurs

9. Est-ce qu’Il ne mérite pas cette obéissance de notre part?


La course est dure, donc ayons les regards sur Jésus. Si nous regardons vers Lui, nous aurons plus que ce qu’il nous faut pour accomplir la course, et nous pourrons dire avec Paul : « J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course ». Contemple-le dans sa Parole, contemple-le encore dans la prière, contemple-le davantage en l’imitant, et encore plus en l’obéissant.

Sermon sur Hébreux 11:7

LA FOI DE NOÉ



Hé. 11:7
prêché le 6 juin, 2010

Genèse 6:6-8; 12-14; 7:1-5; 15-24; 8:13-22


Dans ce récit nous apprenons plusieurs principes importants:

Le juste jugement de Dieu sur le péché

La grâce de Dieu envers l’homme qui a la foi

La protection de Dieu pour les siens

La promesse de Dieu pour la terre



I. Dieu a un juste jugement contre le péché

1. Dieu est saint, juste, et amour

2. Pécher contre n’importe quel de ces principes, c’est pécher contre Dieu

3. Le fait que Dieu est amour ne signifie pas qu’il tolère n’importe quoi.

4. Nous avons ici une image du jugement final: parce qu’il y aura un jugement final sur toute la terre. Chacun devra répondre devant Dieu pour le bien ou le mal qu’il a fait étant dans son corps. (II Co. 5:10)

5. Un juge humain qui ferme les deux devant un crime serait considéré comme un juge corrompu. Dieu n’est pas un juge corrompu.


II. Dieu fait une différence entre le méchant et le juste

1. Noé marchait avec Dieu (comme Enoch) v.9

2. Est-ce que Noé était parfait dans le sens que nous l’entendons? Non. Mais il a été considéré juste à cause de sa foi. He. 11:7

3. C’est la grâce de Dieu qui l’a mis à part des autres (6:8)

4. Un seul home sur toute la terre a trouvé grâce devant Dieu!

5. Imagine comment ce serait si personne dans le monde entier voulait savoir de Dieu, et toi tu étais tout seul dans ta foi. Ce serait difficile, n’est-ce pas?

6. De nos jours aussi, la seule manière de trouver grâce devant Dieu, c’est par la foi.

7. Cette foi se traduit dans l’obéissance. Noé quant à la construction de l’arche; nous en tant d’autres manières. (le dilemme entre la foi et les œuvres: les œuvres ne contribuent rien à la grâce, mais celui qui est sous la grâce produit des œuvres parce que c’est sa nature).

8. Dieu ne traite pas Tous les siens de la même manière. Enoch a marché avec Dieu, et Dieu l’a enlevé. Noé a marché avec Dieu, et Dieu l’a fait voir et vivre le jugement sur les hommes. Et il a du continuer à vivre après.


III. Dieu est fidèle, et protège les siens à travers le jugement. (8:1)

1. Dieu “s’est souvenu” de Noé.

2. Aussi “il se souviendra” des siens de nos jours. Il nous gardera au jour du jugement.

3. Noé et sa famille ont du ressentir la violence de la tempête, ils ont du être renfermés dans l’arche durant tout ce temps, mais ils ont été gardés du jugement.

4. Le croyant de nos jours doit vivre les difficultés de ce qui se passe dans le monde, mais cela n’enlève pas le fait qu’il est gardé dans la famille de Dieu.


IV. Dieu a promis de ne plus jamais détruire la terre par un déluge. (9:13-17)

1. La fin viendra seulement avec le jugement final. Et même en ce temps-là il y aura une nouvelle terre et de nouveaux cieux, dit la Bible.

2. Ceci impliquait une Alliance particulière avec Noé et sa famille

3. L’arc-en-ciel n’était pas une invention du moment, c’était une conséquence naturelle de certaines choses: l’eau qui évaporait en l’air, et le soleil qui brillait à travers les goutes d’eau dans l’air. Dieu a utilisé cela pour illustrer la permanence de son alliance: De même que l’arc-en-ciel continuerait à paraître, ainsi son alliance continuerait à valoir.





La leçon pour nous dans cela:

Dieu est fidèle, il fait ce qu’il dit;

Dieu, tout en étant amour, a des limites à sa patience;

Nous devons marcher avec Dieu, même si nous sommes les seuls à le faire, et même quand nous n’y voyons pas de récompense.

Et finalement, et principalement, c’est par la foi, et seulement par la foi, que nous nous rendons agréable à Dieu

Sermon sur Hébreux 11:1

HÉBREUX 11




LA FOI
prêché le 30 mai, 2010

C’est quoi, la foi? Il y a bien des définitions différentes, mais je crois que la seule que nous voyons dans la Bible se trouve dans Hébreux 11:1.


« Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas


Quelquefois une personne souffre, mais il endure. Il entend parler de lui : « Quelle foi il a, celui-là! » Mais la personne même, connaissant jusqu’à un certain point son propre cœur, dirait : « C’est triste que je n’ai pas de foi – je suis tellement faible dans la foi. » Une personne qui évangélise un autre dirait : « tu dois croire. C’est ta responsabilité. » L’autre répondrait : « Que veux-tu que je fasse? Je n’ai pas assez de foi. Si seulement j’avais de la foi comme vous autres! »

Un évangélique dirait : « Ce n’est pas que tu aies besoin de plus de foi. Tu as seulement besoin de mettre la foi que tu as dans le bon objet, en Jésus-Christ. Sers-toi de la foi que tu as. »

Un autre évangélique dirait : « Non, cette personne-là n’a pas de foi. La foi, c’est un don de Dieu, et il n’aura pas de foi avant de naître de nouveau. »

Ce qui est intéressant, c’est que les deux ont raison. D’un côté, la personne non régénérée n’a pas de foi, et d’un autre, oui il en a. Une personne non convertie n’a pas de foi, mais il a sa responsabilité, et il doit prendre la décision en ce qui concerne où il mettra sa confiance.

Job parlait comme un homme sans foi, et pourtant il est un des héros de la foi.



I. La foi est une assurance

1. La « foi » du mendiant ivrogne qui demandait de l’argent : « peut-être de-main ». Ce n’est pas une assurance. Il lutte pour se convaincre qu’il y a de l’espoir que tu seras plus généreux une autre fois.

2. Une assurance basée dans le fait de connaître l’objet de notre foi.

3. Connaître :
Par l’expérience de la conversion
par la méditation de la Parole
par une expérience vivante constante avec Dieu

4. L’assurance d’un fils qui sait avec certitude que son père fera certaines choses, mais qu’il ne fera pas d’autres. C’est basé sur la connaissance de son caractère.

5. Comment est ta foi? Marches-tu avec la même assurance que David avait devant Goliath? Ou de Jonathan devant les Philistins? Ou d’Abraham de-vant l’autel de son fils?

6. La foi qui est une assurance, c’est une foi qui honore Dieu.



II. La foi est une espérance

1. La foi regarde vers l’avenir, comme Job au milieu de ses souffrances.

2. La foi se confie dans la résurrection, comme les héros de Hébreux 11 qui ont acceptés de ne pas être libérés de leurs souffrances.

3. Cette espérance, ce n’est pas comme l’espoir d’avoir de la bonne chance ou l’espoir de gagner la loterie, c’est espérer, ou attendre, quelque chose que nous savons va arriver. Il s’agit, donc, de patience et de persévérance. L’homme converti sait que Jésus reviendra, et que le Père le recevra. Il es-père.

4. Abraham vivait d’espérance (11 :10). « Savoir que le Ciel est notre vraie demeure, cela rend plus facile quand on passe par des temps difficiles ici sur la terre. Cela m’a consolé sou-vent, le fait de savoir que les périls d’un voyage ici sur la terre ne seront rien comparés à la gloire du ciel. » (Bill Bright).

5. Cette espérance se confie que Dieu l’utilisera. Il a confiance que les cho-ses iront bien parce que Dieu est au contrôle, non pas parce qu’il voit les choses aller bien « à son goût ». C’est pour cela qu’il se met au service de Dieu avec confiance.



III. La foi est dans ce qui ne se voit pas

1. Si ça dépend des yeux, ou des sensations, ce n’est pas la foi.

2. David ne voyait pas et ne ressentait toujours pas la main de Dieu qui diri-geait la sienne.

3. Quelquefois les croyants se plaignent : « Je n’ai pas assez de foi : je ne peux pas ressentir la présence de Dieu dans ma vie; je ne peux pas le voir en train d’intervenir dans ma vie. » Cela ne veut pas dire qu’il manque de foi, ni qu’il ne peut pas croire. C’est plutôt une opportunité pour avoir la foi.

4. Normalement, Dieu travaille ensemble avec, ou à travers, les choses nor-males de la création, et non pas malgré les processus normaux. C’est pour cela qu’il est quelquefois difficile de prouver les réponses à la prière avec certitude. C. S. Lewis a dit : « Seulement la foi peut voir la connectivité; aucune preuve empirique ne peut l’établir. » En autres mots, nous croyons que Dieu a répondu à une prière, non pas à cause d’une preuve scientifique, mais parce que nous avons la foi. Par exemple, un alcoolique pourrait prier : « Seigneur, garde-moi loin de la boisson aujourd’hui. » Dieu lui donnera plus de force de caractère, ou de résolution intérieure, ou il enverra un ami qui l’appuie, ou lui mettra à cœur d’appeler un ami… Il ne fera pas disparaître les bouteilles par magie! Mais par la foi, nous pouvons voir Dieu à l’œuvre dans la vie de cet hom-me.

5. Andy Warhol, un peintre populaire, a dit : « Dans l’avenir, chaque person-ne sera fameux pendant quinze minutes de sa vie. » Bien, il se trompait grandement. Des millions de personnes n’arrivent jamais à être reconnues. Quelques-uns sont des hommes et des femmes qui passent leur vie faisant des choses comme leur travail dur quotidien, ou élever leurs enfants, ou prier fidèlement pour les autres, ou partageant leur foi avec ceux qui ne connaissent pas le Seigneur. Ils enseignent l’école du dimanche, ils appor-tent des repas aux malades, ils conduisent des anciens à leurs rendez-vous chez le médecin, et bien d’autres actions de bonté. Ils ne seront jamais re-connus en dehors de leur famille et leurs proches amis. Et possiblement ils ne recevront pas beaucoup de reconnaissance de la part de ceux qu’ils ser-vent. Mais Dieu connaît leur fidélité et prend plaisir en elle. La foi qui se base en ce qui est invisible, nous motive même quand on ne reçoit pas de reconnaissance de la part des gens.

6. Pour la personne qui souffre, ou qui a peur, la foi, quelquefois, c’est sim-plement le fait de ne pas se confier en soi-même et de mettre sa confiance complètement en Dieu.

7. As-tu la foi pour continuer en avant même quand tous tes sentiments et toutes les circonstances te disent qu’il n’y a rien pour te soutenir, et que tu seras un échec? Même quand tu penses que tu n’as pas assez de foi, - et c’est vrai que tu as besoin de plus de foi – ce que tu fais démontre que tu as la foi qui est importante : la foi comme un grain de moutarde.



Il est évident que même quand nous avons la foi, cette foi a besoin d’être développée. Exerçons-nous dans la foi, en nous confiant régulièrement et constamment en Dieu, en développant une communion intime avec lui pour pouvoir tenir ferme quand nous aurons besoin.